Laos – Lao

Lao

Over with the race through Thailand, we are now on holiday for about two weeks.  We start with the Tad Lo waterfalls to rest: two days to the tune of flowing water, with an elephant ride that the kids loved, and a river bath.  Then we head back to Pakse via the Bolaven plateau and its traditional villages among cafe or tea plantations.  

We then follow the Mekong River to the far South of Lao, near the Cambodian border, to visit the 4000 islands and watch the fresh water dolphins.  The calm Mekong River flow is blocked at this spot by rocky crags that created mighty waterfalls and rapids, as well as many islands.  We did not count them all but have visited two, Don Khone and Don Ket, including a bike ride to follow the trace of 1880’s French settlers that did built an ingenious system of trans-border and a railway to bypass the rapids.

On the way back to the North, we cross the Mekong River, 40km South of Pakse, on a makeshift ferry with a timber deck and three second hand hulls, to reach the right bank and visit the Khmer temple of Wat Phou, contemporary with Angkor’s first temples.  The next day, we are back on the left bank over the more reassuring Pakse bridge.

We then quickly make way to the North, and visit the Tham Kong Lor cave on the way.  This cave is located at the end of a gorgeous valley, with rice fields and karstic cliffs, and is visited by boat.  Indeed, an underground river dug a 30m wide by 20m high tunnel, over 7.5km long, including huge rooms filled with limestone concretions.  The boat drivers sail full speed through the serpentine tunnel that they know by heart.  The underground cool air is a welcome relief from the external heat and moisture.  We highly recommend this visit, a caving trip which everyone loved.

We intended to relax a bit in Lao, and this is made easier by shorter driving distances and a thorough selection of visited places.  Having been told that Vientiane, the Lao capital city, was far less interesting than Louang Prabang, we only make a short refuelling stop there: fuel, water, supermarket food, and “Le Provençal”, a great little French restaurant!

After more than 1000km along the Mekong, we now leave the Mekong valley to cross Lao Northern mountainous region:  from Vang Vieng on, a serpentine road between vertical peaks and crests lets us measure the impact of logging on the Lao jungle, replaced in some places by maize crops on very steep slopes.  This region reminds us of the Flores Island roads, albeit wider and with less truck traffic, maybe because some of them actually drive in convoys at night.

Louang Prabang is up to its promises and we spend three very nice days there: (slow) visits of beautiful temples, walking along old town streets or along the Mekong River, repeat visits at the French boulangerie.  We even meet a French family, Benoit, Aude and their four children, who are travelling  five months in South Asia with a motorhome shipped from France (cf. their blog http://parentheseenasie.canalblog.com/ ) et a couple of very nice young Americans, Brad et Sheena, who travel around the world with their Volkwagen combi for three years (http://www.drivenachodrive.com/ )  An evening and night eating together al fresco on a terrace along the Mekong River feels like family holiday at home!

As last, we only have to reach the Chinese border.  Bad surprise on the way, between Pak Mong and Houay Lin, where we need four hours to make our way through 75km of terrible road, half paved road broken by trucks, half dusty track without any paving.  Unlike all the other roads in Lao which are fairly good, this reminds us of Timor Leste.  After the last night in Lao, cold at last (the children even asked for their polar fleece for the first time of the trip), we feel like we are already in China in Oudom Xay, as all the signs of this town are in Chinese and the last 100km to the border have been rebuilt to a new road (by Chinese contractors) probably because this leg is important to enable Chinese trucks to reach Vietnam via DienBienPhu.

Laos
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Le Laos
Fini la course à travers la Thailande, nous voici en vacances pour presque deux semaines.  Nous avons commencé par les chutes de Tad Lo pour nous reposer: deux jours bercés par le bruit de l’eau, avec promenade à dos d’éléphant que les enfants ont adorée et baignade dans la rivière.

Retour à Paksé par le plateau de Bolaven, et ses petits villages traditionnels entourés de plantations de café ou de thé.  Puis nous suivons le Mékong jusqu’au Sud du Laos, tout près de la frontière  cambodgienne, pour aller voir les 4000 îles et les dauphins d’eau douce.  La course tranquille du Mékong y est bloquée par des verrous rocheux, qui ont créés de puissantes cascades ou rapides, et de nombreuses îles.  Nous ne les avons pas comptées, mais en visitons deux, Don Khone et Don Ket, par une balade à vélo sur les traces des colons français qui avaient construit un système de transbordeur et une voie ferrée pour passer les rapides en 1893.

Nous traversons le Mekong 40km au Sud de Paksé, sur un bac bricolé avec un platelage en bois sur un trimaran un peu inquiétant, pour rejoindre la rive droite et aller voir le temple Khmer de Wat Phou, contemporain des premiers temples d’Angkor.  Retour rive gauche par le pont de Paksé.

Nous remontons ensuite rapidement vers le Nord, pour aller visiter la grotte de Tham Kong Lor.  Celle-ci est logée au fond d’une superbe vallée, plaine de rizières bordée de falaises karstiques, et se visite en bateau.  En effet, une rivière souterraine a creusé un tunnel de 30m de largeur et 20m de hauteur sur 7,5km de longueur, avec aussi de très grandes sales remplies de formations calcaires.  Les piroguiers qui naviguent à toute vitesse dans ce tunnel sinueux connaissent la grotte par cœur, et la fraicheur sous-terraine nous soulage de la chaleur et moiteur extérieures.  Bref, une séance de spéléologie très appréciée de tous.

Nous voulions prendre notre temps au Laos, et sommes aidés en cela par les distances raisonnables, et une sélection des lieux visités.  Ayant compris que la capitale Vientiane présentait beaucoup moins d’intérêt que Louang Prabang, nous n’y faisons qu’une courte halte : carburant, eau, supermarché, et Le Provençal, un bon petit restaurant français.

Nous quittons ainsi la plaine du Mékong pour aborder le Nord montagneux du Laos : à partir de Vang Vieng, c’est une route sinueuse entre des pics verticaux et sur des crêtes d’où nous pouvons prendre la mesure du déboisement de la jungle du Laos, pas toujours remplacée par des cultures de maïs sur des pentes très raides.  Cela nous rappelle un peu les routes de Flores, en plus large et avec un moindre trafic de camions, peut-être car certains s’arrêtent pour rouler en convois de nuit.

Louang Prabang tient ses promesses et nous y passons trois jours très agréables : visite de temples, promenades dans les ruelles du centre ou le long du Mékong, achats répétés à la boulangerie française.  Nous rencontrons une famille de Français, Benoit, Aude et leurs quatre enfants qui sont venus passer cinq moins en Asie du Sud avec un camping-car acheminé par bateau de France (cf. leur blog http://parentheseenasie.canalblog.com/ ) et un jeune couple d’Américains fort sympathiques, Brad et Sheena, qui font le tour du monde avec leur combi Volkwagen en trois ans (http://www.drivenachodrive.com/ )  Une soirée tous ensemble sur une terrasse au bord du Mékong a de vrais accents de vacances.

Enfin, il ne nous reste plus qu’à rejoindre la frontière chinoise.  Mauvaise surprise entre Pak Mong et Houay Lin, où nous affrontons 75km de route terrible, moitié route défoncée par les camions, moitié piste poussiéreuse sans aucun revêtement, franchis en plus de quatre heures.  Cela nous rappelle le Timor, et nuance notre impression de bonnes routes dans le reste du Laos.  Après notre dernière nuit au Laos, fraiche enfin (nous avons même sorti les polaires des enfants), nous avons l’impression d’entrer en Chine dès Oudom Xay, car toutes les enseignes dans cette ville sont en Chinois, et les 100km qui nous séparent de la frontière ont été refaits à neuf (par des Chinois) sans doute parce qu’il s’agit d’un tronçon important pour permettre aux camions Chinois de rejoindre le Vietnam par DienBienPhu.

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Malaisie, Thailande, Cambodge – Malaysia, Thailand, Cambodia

Malaisie, Thailande, Cambodge - Malaysia, Thailand, Cambodia dans Album photo drapeau-francais Un court vol sur Malaysian Airlines nous amène en Malaisie péninsulaire, le 17 mai.  Direction Kuala Lumpur (KL pour les intimes) dans un appartement au 34e étage d’une tour (dénommé 33A car le 4 porte malheur pour les Chinois !) à quelques stations de métro ou monorail du centre-ville.

Malaisie/Malaysia
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Les métropoles ne sont pas notre tasse de thé, mais comme nous devons attendre Serko 4 ou 5 jours, nous profitons de quelques points d’intérêt de la capital malaise : KL City Centre, un gigantesque centre commercial au pied des tours jumelles Petronas, avec climatisation ! et un intéressant musée scientifique « Petrosains » sponsorisé par la compagnie pétrolière Petronas, très pédagogique pour les enfants sur la prospection et l’exploitation pétrolière ;musée d’art islamique, collection très riche de textiles, bijoux, armes et corans enluminés, originaires de tous les pays musulmans ;  Merdeka Square, la place de l’indépendance, avec son bel ensemble d’architecture coloniale, mais rapidement car les enfants rechignent un peu à marcher sous le soleil par 90% d’humidité et plus de 35°C .  Et une épidémie de gastro-entérite nous bloque deux jours, donc nous ne visiterons pas China Town.  Finalement, l’attente de Serko sera rendue supportable par la climatisation de l’appartement et la piscine où Benoit et les enfants sont allés se défouler tous les jours.

Le 22 mai, nous voilà enfin partis avec notre camping-car retrouvé.  Après un peu de peine à s’extraire des échangeurs autoroutiers de KL, puis nous filons vers le Nord.  200 km plus loin, nous trouvons « au flair » à Ipoh un bivouac très agréable dans une petite vallée au milieu de la jungle, avec rivière et cascade, aménagée en parc de loisir. Benoit en profite bien le lendemain matin, avec des jeunes des environs.

Enfin, nous avons grand plaisir à cheminer dans les rues de la vielle ville de Georgetown, sur l’Ile de Penang.  La fusion des cultures Chinoises, Malaises et Indiennesy forme un cocktail très réussi : fascination dans un temple très coloré de clan Chinois, recueillement devant une cérémonie d’offrandes Hindouiste au coin d’une rue, atmosphère enivrante de LittleIndia à la tombée de la nuit…

Au revoir Malaisie, bonjour Thailande, pour une traversée du Sud au Nord-Est assez rapide, ne laissant pas de place aux détours vers les stations touristiques de la côte Ouest, par manque de temps et d’intérêt.  Nous stoppons quand même dans des endroits superbes, notamment une plage paradisiaque àKanhom, avec cocotiers et sable blond.  Une étape nous fait aussi découvrir les plantations d’hévéa, avec les petits pots en noix de coco pour récolter le caoutchouc naturel.  Enfin, après avoir soigneusement contourné l’agitée Bangkok par ses autoroutes périphériques, nous gagnons enfin Aranyaprathet et la frontière avec le Cambodge.

Thailande
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Un parcours du Sud-Est Asiatique ne se conçoit pas sans une visite des temples Kmers d’Angkor.  Ce sera d’ailleurs tout ce que nous verrons du Cambodge, mais cette étape obligée est bien à la hauteur de sa réputation de 8e merveille du monde (j’ignore quelles sont les 7 autres).  Nous y arrivons une après-midi, et nous offrons une visite en soirée  des premiers temples d’Angkor Thom, en solo après le départ des touristes, notamment sur la monumentale pyramide du Baphuom et ses raides escaliers.  Le lendemain commence tôt par le plus réputé, Angkor Wat, puis une succession d’autres visites entrecoupées de pauses ou sieste, à notre rythme, pour finir dans l’ambiance de citée perdue du temple Ta Prohm, envahi par la jungle et les racines d’arbres.  Enfin, le lendemain, juste pour le plaisir, une nouvelle visite d’Angkor Wat pour parcourir avec les enfants les fresques du Ramayana et l’histoire de l’enlèvement se Sinta, et prendre le temps d’admirer la composition de ce chef d’œuvre architectural. Nous voilà reparti vers la Thailande, pour une étape de liaison qui nous conduit à UbonRachathani, un proche d’un poste frontière avec le Laos délivrant des visas à l’arrivée.

Cambodge/Cambodia
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Cette partie du voyage fut (trop) rapide, mais nous laisse maintenant deux semaines pour profiter pleinement du Laos avant d’entrer en Chine.

 

 

drapeau-grande-bretagne dans Asie du Sud On 17th May, a short Malaysian Airlines flight takes us to peninsular Malaysia.  Destination Kuala Lumpur (KL) in a flat at the 34th floor of a tower (actually called 33A in the lift, because number 4 is bad luck for Chinese!) a few metro or monorail stops from downtown. 

Large metropolis are not our cup of tea, but as we have to wait 4 or 5 days for Serko, we may as well enjoy a few highlights of the Malaysian capital: KL City Centre, a huge shopping mall at the base of the Petronas twin towers, with air conditioning and an interesting scientific museum « Petrosains » sponsored by the oil company Petronas, very didactic for children on oil exploration and transformation; the Islamic art museum, with a rich collection of textiles, jewellery, weapons and  illustrated Koransfrom all over the Muslimworld ;  Merdeka Square, the place where independence was proclaimed in 1953, with a beautiful colonial architecture, but quickly because the children do not like walking in the sun with 90% humidity and above 35°C .  And an epidemic gastro-enteritis keeps us at home for two days hence we will give China Town a miss.  Finally, we will overcome these few days, thanks to the air conditioned apartment and the swimming pool where Benoit and the children had some exercise every day.

On 22nd May, we get our motorhome back at last.  After a few detours caused by the spaghetti like highway exchangers, we leave KL and head towards the North.  200 km farther, we find in Ipoh, by sheer luck, in a small recreation reserve in a hidden valley among the jungle, with a river and waterfalls. Perfect spot for camping and Benoit enjoys a nice bath the next morning with a few local youths.

Finally, we really enjoy walking in the streets of old Georgetown, on Penang Island: the mix of Chinese, Malay and Indian cultures makes a very nice cocktail there:awe in a very coloured Chinese clan temple, meditation in front of a Hindu offering at a street corner statute, fascination by the  Little India night atmosphere…

Goodbye Malaysia, hello Thailand, for a quick South – North-East crossing, without any time spent at the famous beach resorts of the West Coast, due to lack of time and interest.  We still stop in a few superb places, especially a paradise beach in Kanhom, with coconut tree and white sand. Another stop introduces us to the rubber-tree plantations, with little pots to harvest the natural rubber.  Finally, after a careful detour around agitated Bangkok, which we only see from the ring roads, we head toAranyaprathetand the Cambodian border.

A trip through South-East Asia would not be complete without seeing the Khmer templesof Angkor.  This will be the only place that we visit in Cambodia, but this mandatory stop is quite up to its reputation of 8th Marvel of the World (I actually do not know the other seven).  We arrive there in an afternoon, and enjoy a near private evening visit of Angkor Thom, after tourists have departed, especially on the impressive Baphuompyramid and its steep stairs.  The next day, and early start on the superstar Angkor Wat is followed by other visits, breaks, nap, at our pace, to end in the lost city atmosphere of Ta Prohm, invaded by jungle and huge tree roots.  Finally, just for fun, we pay another visit to Angkor Watthe next morning, to watch the Ramayana relief carvings, notably the story of the rapt of Sinta with the children, and take some time to admire the architectural design of this masterpiece.  Then, we head back to Thailand, for a link stage towardsUbonRachathani, a border crossing to Lao where visa on arrival can be obtained.

This part of our journey was (too) quick, but leaves us two weeks to fully enjoy Lao prior to entering China.

 

 


Franchissements – Crossings

Franchissements - Crossings dans Indonésie drapeau-francais Les franchissements

Pour nous conduire d’Australie en France, notre voyage comporte de nombreux franchissements, marins, de frontières, de pays, de chaines de montagne, de désert, etc.  Les deux premiers sont soumis à de nombreuses conditions hors de notre contrôle, et peuvent s’avérer assez stressants.

Les traversées marines par bac sont faciles techniquement : une infrastructure conçue à cet effet – bateaux et embarcadères roll-on/roll-off (ro/ro) ; un système tarifaire officiel (nous payons pour Serko le même prix que pour un camion local) ; et surtout des lignes régulières généralement indiquées sur les cartes.  C’est ainsi que je savais que le passage entre les Petites Iles de la Sonde était faisable avec un véhicule, la seule inconnue restant la fréquence et l’horaire des bacs.  Les sites internet d’autres voyageurs m’avaient indiqué des fréquences au moins journalières, sauf pour la liaison Timor – Flores hebdomadaire.  En fait, un bac part de Kupang pour Flores deux fois par semaine (pour Larantuka ou Ende) et nous avons eu la chance d’arriver à Kupang juste la veille d’un départ.  Donc les bacs Indonésiens se sont avérés pratiques, et nous n’avons pas perdu un seul jour à les attendre.Une exception : les liaisons Java – Bornéo n’étaient pas consignées sur ma carte, en particulier les bateaux pour Pontianac, ville placée tout près de la frontière Kalimantan – MalaisieOrientale.  C’est pourquoi j’avais initialement prévu de passer par l’île de Sumatra afin de gagner la Malaisie.

Au contraire, les franchissements marins entre l’Australie et l’Indonésie / Timor d’une part, et entre l’Indonésie et la Malaisie / Singapour d’autre part, sont une autre paire de manche ! Pas de bac,donc il faut trouver un cargo acceptant les véhicules, sur palette, en container ou en ro/ro.  Les informations sont difficiles à trouver sur Internet, et, comme le dit si bien le Overland Traveller Handbook, le transport maritime de véhicule est un dragon à multiples têtes difficile à dompter.  Je ne voulais pas me butter à une impasse, donc ai passé des heures et des heures sur internet à chercher des solutions.

Entre Darwin et le Timor Leste existe une ligne de cargo assez régulière (deux fois par mois environ) dont SDV est le principal agent.  Il faut y mettre le prix, mais cela fonctionne bien.  Nous avons reçu un service correct, sans désagrément hormis quelques ustensiles de cuisine volés et surtout des dates de départ et d’arrivée qui changeaient en permanence.

Or le temps est un paramètre crucial de notre périple, suite au départ retardé d’un mois par la livraison du camion, pour arriver à la date convenue avec l’agence Tibet Tour en Chine (13 juin), puis arriver en France à temps pour la rentrée scolaire des enfants (2 septembre).  Nous sommes peut-être étroits d’esprit de nous imposer ces contraintes de dates, sources de bien des inquiétudes et empêchant beaucoup de détours intéressants.  Quand, il y a plus de 10 ans, je voyageais seul en routard pendant mes vacances de 3 ou 4 semaines, j’enviais ceux qui se permettaient 6 mois ou un an.  Maintenant que nous sommes partis pour 6 mois, je me dis parfois qu’il faudrait un an (sans pousser jusqu’aux cinq années de certains).  Mais c’est ainsi : nous avons choisi ce format pour de nombreuses raisons et nous y tiendrons jusqu’au bout (à quelques semaines près !)

Bref, un jour ou deux de retard, cela compte quand on veut attraper un autre bateau, mais avec le transport maritime, c’est absolument normal, et ces changements de date m’ont donné quelques sueurs froides.

La date du départ de Darwin a changé au moins quatre fois.  C’est pourquoi nous avons accéléré notre traversée de l’Australie (adieu les Kimberleys), puis nous avons passé 9 nuits en hôtel entre le dépôt de Serko à Darwin et sa récupération à Dili.  Heureusement, nous avons choisi un hébergement adéquat pour nos quatre enfants, même si nous pensions initialement que cela ne durerait que 2 ou 3 jours de chaque côté.

Nous étions encore incertains sur comment quitter l’Indonésie, quand nous avons rencontré par pur hasard Fred Cebronet sa famille à Yogyakarta.  Comme ils faisaient en camion la même route que nous en sens inverse, leurs informations étaient fiables.  La découverte de la liaison par bac Cemerang – Pontianac, pas indiquée sur ma carte, devait nous éviter Sumatra.  A ceci près que ce bac ne partait que tous les quatre jours, et que le prochain à une date nous convenant était plein.  Qu’à cela ne tienne, nous allions pousser jusqu’àl’immense Jakarta pour un départ nous permettant d’arriver à temps à Kuching.Passer par un port gigantesque comme celui de Jakarta fut très impressionnant, mais a posteriori source d’une grande satisfaction comme tout se déroula correctement.

Fred nous a surtout aidé avec les coordonnées d’une compagnie effectuant du transport de véhicules entre Port Klang (Kuala Lumpur) et Sabah / Sarawak.  Giga Shipping transporte ainsi près de 1000 voitures neuves toutes les deux semaines.  Il est possible de glisser un camion camping-car sur leur bateau, et l’on peut compter sur leur aide pour toutes les formalités de douane et de port, mais là encore, il faut être flexible sur la date ! Nous nous sommes battus pour mettre Serko sur le bateau qui devait quitter Kuching le 14 mai et arriver à KL le 16.  Au final, le bateau a été retardé par la mer, puis l’engorgement du port, et n’est sans doute parti que le 17, pour une arrivée à Port Klang le 21.  Ajouter une journée de révision technique chez Isuzu, et nous avons passé 9 nuits à l’hôtel entre Kuching et KL.  Là aussi, bravo à Agnès pour son choix avisé de l’hébergement, pas le plus économique, mais confortable et pratique pour une famille de six !  Et quelle joie de retrouver le volant pour reprendre la route à notre guise sur les autoroutes malaisiennes !

Avec le temps – que j’avais presque prévu en contingence dans mon programme – nous  avons finalement dompté le dragon du « shipping »  et surtout avons franchi l’Océanie.  A nous l’Asie maintenant, et fini les soucis de franchissements marins.

Le franchissement d’une frontière terrestre est un autre sport intéressant !  Surtout avec six personnes donc six formulaires d’entrée / sortie à remplir, un véhicule à passer en douane pour importation temporaire, et entre des pays qui ne s’entendent pas toujours bien.  Ainsi, je craignais beaucoup de l’entrée en Indonésie, pas encore réconciliée avec le Timor devenu indépendant récemment, et aussi parce qu’on m’avait laissé croire qu’y importer un véhicule spécial n’était pas possible.  L’approche du poste frontière ressemble parfois à un « bout du monde » et le stress monte au fur et à mesure.  Après un faux départ, car la douane fermait à 17 heures, la sortie du Timor et l’entrée en Indonésie s’est déroulée en moins d’une heure.  Voyager en famille avec quatre enfants et un véhicule hors du commun a même plutôt aidé, les douaniers voulant tout visiter et prendre des photos.

La frontière entre Indonésie et Malaisie, au milieu de la jungle de Bornéo, s’est passée tout aussi bien, la tension venant plus de l’horaire serré pour arriver à temps à Kuching pour le bateau.  Petit hourra quand même, après 32 jours en Indonésie, et de commenter la qualité des routes malaisiennes.

Dernière en date, la frontière entre Malaisie et Thaïlande.  Quitter un pays organisé est facile, malgré les longues queues de voitures et de camions.  Mais quel bazar côté thaï, avec des files de gens partout, et des véhicules roulant entre ! Désorganisation apparente qui laisse aussi circuler librement, aller de droite et de gauche pour demander son chemin, et finalement trouver les bons formulaires à remplir, la file d’attente pour générer unefiche d’importation temporaire de véhicule, et enfin le guichet pour faire tamponner tout cela.  En effet, la Thaïlande ne reconnaissant pas le Carnet de Passage en Douane et son système de caution bancaire pour assurer la réexportation des véhicules, enregistre sur une base de données informatique tous les véhicules importés temporairement, avec un engagement (une « promesse » !) de les exporter sous peine de lourde amende.  Deux heures plus tard, à nouveau une grande satisfaction d’être passé pour toute la famille.  Bonne action concertée entre Benoit au front, et Agnès qui vient avec les enfants quand il faut, puis repart leur faire prendre le goûter loin de la cohue.  Ce fut finalement beaucoup plus rapide que le passage de Jordanie à Israël en 2001, en compagnie d’Agnès, mon franchissement de frontière terrestre le plus difficile à ce jour : une demi-journée dans chaque sens.  Espérons que l’Asie ne nous en réserve pas de pire sur les 10 frontières restantes avant la Turquie !

 

 

drapeau-grande-bretagne dans Préparatifs Crossings

To travel from Australia to France, we have to cross numerous obstacles, e.g. seas, land borders, countries, mountains, deserts, etc.  The former two rely on many conditions outside our control and can prove quite stressful.

Sea crossings with car ferries are easy: a bespoke infrastructure – vessels and roll-on/roll-off (ro/ro) wharves; official prices (we pay for Serko the same price as a local commercial truck, ie not too much); and regular links usually mentioned on maps.  That is how I knew that island hopping among the Indonesian islands was feasible with a truck, the only unknown being the ferry schedule.  Traveller’s blogs mention daily crossings, except for the weekly Timor – Flores link.  In fact, a ferry leaves Kupangto Flores twice a week (either to Larantuka orEnde) and we were lucky to arrive in Kupang the day before a departure.  Hence, Indonesian ferries turned out very practical for us, and we did not lose a single day waiting for any boat.  One exception: the Java – Borneo links were not all written on my Indonesian map, in particular the links to Pontianac, a town right on the Equator, very close to the Kalimantan – Sarawak land border.  Therefore, I initially intended to go through Sumatra to reach Malaysia.

In contrary, sea crossing from Australia to Indonesia / Timor on the one hand, and Indonesiato Malaysia / Singaporeon the other are a different kettle of fish! No car ferry, so one must use a cargo ship accepting vehicles on a flat rack, a container or ro/ro.  Information is difficult to find on theweb, and, as expressed by theOverland Traveller Handbook, sea shipping of a vehicle is like taming a multiple head dragon. I did not want to hit a dead end during the journey, hence spent numerous hours on the Internet searching for solutions. 

A regular cargo link exists from Darwin to East Timor (and Singapore), leaving about twice a month, with SDV as the main agent.  It is quite pricey, but works well. We generally received a fair service, without bad surprises except for a few cooking utensils stolen, and moving departure and arrival dates.

However, time is a critical parameterof our journey, following a month delay on the departure date due to the late deliveryof our truck,  to meet the Chinese guide at the Lao – China border on the 13 June as agreed with Tibet Tour, and to arrive in France for the back to school day of our children (2nd September).  Sticking to these time constraints may sound narrow-minded, as it raises concerns and prevents numerous interesting visits.  I remember 10 years ago, when I was backpacking on my own during 3 or 4 week summer vacations, I was envious of other young fellows taking 6 to 12 months off.  Now that I am on the road for 6 months with my family, I wish we had decided on one year tour.  But that is the way: we chose this time frame for many reasons, and wewill stick to it, give or take a few weeks, until the end!  Long story short, a one or two day delay maters a lot when one targets another connection, but with sea shipping, this is business as usual, and these date changes gave us a hard time.

The sailing date out of Darwin has changed at least four times.  Hence, we shortened our tour of Australia (and kissed goodbye to the Kimberley highway), then spent 9 nights in a hotel between dropping Serko in Darwin and getting it back in Dili: they always want the vehicle early, to wait on the wharf, but end up leaving late!Fortunately, we picked the right accommodation for the family, even though we thought that this would be for only 2 days on either side.

We were still unsure on how to leave Indonesia, when we met by pure chance Fred Cebronand his family in Yogyakarta.  As they were driving with a truck the same route as us, but in the opposite direction, their information and advicewould be reliable.  They told us about theCemerang – Pontianac ferry link, not mentioned on my Indonesian map, and this would allow us to bypass Sumatra.  However, this ferry leaves only every fourth day, and the next one leaving in time for us was full.  Never mind, we would make a detour to Jakarta metropolis, for a sailing date enabling us to be in time at Kuching.  Driving through a huge port like TanjungPriok (Jakarta)was quite impressive, but a posteriori raised great satisfaction as everything went smoothly.

Fred’s advice wasespecially useful regarding the contact details of a Malaysian company shipping vehicles between Port Klang (PKL, Kuala Lumpur) and Sabah / Sarawak.  Giga Shipping carry about 1000 cars every other week, aboard two ro/ro ships.  It is possible to sneak in at truck like ours and use their assistance for port and custom paperwork, but once again, one must be flexible on the date! We had to argue to register Serko on the ship supposed to leave Kuching on the 14th May and reaching PKL the 16th: arriving at Kuching on the 13th was deemed too late!  Eventually, the ship was delayed by sea conditions, then by port congestion, and probably did not leave until the 17th to arrive in PKL on the 21st.  Add another day for a technical service at Isuzu, and we ended up spending 9 hotel nights between Kuching and KL.  Here again, well done to Agnèsfor a great choice of accommodation, not cheap, but comfortable and practical for the family and a good base to visit either town!  And what a pleasure to recover the steering wheel to resume the journey as we like on Malaysian highways! 

With time – and by experience, I did allow for enough contingencyin my programme – we finally did tame the shipping dragon and are quite proud to have crossed Oceania.  We are over with sea crossings.  Bring on Asia!

Land border crossing is another interesting sport!  Especially for 6 people, i.e. 6 entry/exit forms to fill, a vehicle to clear through customs for temporaryimportation, and between countries that do not always get along well together.  I was quite fearful of the entry into Indonesia, not quite reconciled with East Timor yet, and because I was led to believe that only standard cars could be imported there.Approaching a border post sometimes feels like going to the end of the world, and raises the driver’s stress. Ask Agnès about my mood each time!  After a miss, because the custom closes at 5pm every evening, exiting Timor and entering Indonesiawent very smoothly, in less than one hour.  Travelling with 4 children and an unusual vehicle rather helped, as the custom agents wanted to visit it and make photos in front.

The Indonesia to Malaysia border, in the middle of Borneo jungle, went perfectly too; my stress there was actually caused by the tight schedule to reach Kuching in time for the ship.  Still, a hurray!after 32 days in Indonesia, and to get to better Malaysian roads.

Last border crossing so far, between Malaysia and Thailand.To leave an organised country is easy, despite long lines of cars and trucks.  But what a mess on the Thai side, with people lining everywhere and vehicles driving in between!This apparent disorganisation also enables to walk freely back and forth to ask for advice, and finally find the right forms to fill, the waiting line to obtain a temporary importation sheet, and the desks to get all this chopped (stamped).Indeed, Thailand does not recognise the Carnet de Passage en Douane(CPD) and its bank guaranty principle to ensure re-exportation of vehicles, but rather records any vehicle temporary imported on a computer database, with a commitment to export it backed by very heavy fines ($500,000). Two hours later, all the family was again very pleased to cross.  Also note a great concerted action between Benoit at the forefront, and Agnèscoming with the kids when necessary, then leaving to give them afternoon tea away from the croud.  This crossing was much quicker than Agnes and I going between Jordan and Israel in 2001, our hardest land crossing to date: half a day in either way.  Let us hope that Asia will not be worse on the remaining 10 crossings to Turkey!

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